confort thermique pour tous les habitants et usagers

Le confort thermique dans les bâtiments


“Confort thermique dans les bâtiments, un défi à relever hiver comme été !”

Nous avons assisté hier à une conférence organisées par le CeRCAD (centre de ressources construction aménagement durables) avec pour thème: “Confort thermique dans les bâtiments, un défi à relever hiver comme été !” 

Une conférence très prometteuse sur un thème qui nous semble essentiel en construction neuve mais aussi un challenge dans les bâtiments existants. Six intervenants ce sont succedés: institutionnelle, sociologue, chercheuse, bureau d’étude, architecte-urbaniste et association. La richesse des informations et intervenants nous ont permis d’aborder le sujet sur des angles différents mais l’ensemble des présentation sont restés cohérentes et tous sont d’accord sur de nombreux points.

 

confort thermique pour tous les habitants et usagersSociologie et perception du confort

La notion de confort remonte au moyen âge et signifiait initialement “qui rend fort”, c’est à dire, qui assurait protection contre l’environnement extérieur. Cette notion a beaucoup évolué au fil des siècles pour ensuite être assimilé au confort bourgeois puis à l’arrivée dans les bâtiments des réseaux d’eau, d’électricité, évacuations des eaux usées… Ensuite, c’est l’arrivée des équipements électroménager dans les maisons qui remplacent les tâches ménagères permettant ainsi aux femmes de travailler qui a constituer une avancée du confort. Au 21e siècle, les normes constructives se sont attelées à encadré les constructions afin de faire progresser le confort dans les maisons et en particulier le confort thermique, avec des bâtiments techniques et technologiques et le confort intérieur a été délégué à la technique.

Cependant, il est important de se rendre compte que la notion de confort est une notion subjective qui varie d’un individu à un autre. La mesure de la température ne garantit pas un confort thermique ressenti ! De plus, le confort thermique n’est qu’une composante du confort dans les bâtiments, et il est important de bien identifier que les usagers et habitants d’un lieux prendront aussi en compte le confort olfactif, acoustique, le quartier, la sécurité…dans leur appréciation globale du confort.

 

Réglementation, confort thermique et écueils

La réglementation actuelle prend en compte 3 exigences : une bonne efficacité énergétique du bâti, un faible consommation énergétique et un confort thermique d’été sans climatisation. Cependant, ces valeurs sont calculées sur des bâtiments sans prendre en compte l’occupant et son usage du bâtiment et pour des températures intérieures allant de 19°C à 28°C.

Les travaux en cours pour la nouvelle réglementations semblent cibler l’amélioration de l’efficacité énergétique et la diminution des émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment (de la construction au démantèlement). De nouveaux indicateurs seront mis-en-place afin de mesurer ceux-ci mais aussi pour évaluer les consommations d’eau, de déchets… En terme de confort thermique, les travaux actuels ne semble pas avancés mais surtout ne prennent toujours pas encore l’usager et restent sur des températures intérieurs allant de 19°C à 28°C. 

Or, il a déjà été mesuré que la consommation réelle des bâtiments 2012 est largement supérieure aux calculs, tout d’abord parce que la réelle température ambiante neutre demandée par les habitants est située entre 21,5°C et 25°C, ce qui amène ceux-ci à chauffer plus et à avoir recours à la climatisation d’où des consommations plus importantes. De plus, le confort thermique en été des bâtiments est catastrophique surtout que le ressentit du confort thermique ne dépend pas uniquement de la température mesurée au centre d’une pièce mais de nombreux facteurs dont l’humidité, les courants d’air, la température des parois…

Il convient de ne pas perdre de vue que le confort thermique nécessite une maîtrise des bâtiments selon la saison mais surtout de l’occupation afin de maintenir un niveau de confort constant et physiologique et ainsi augmenter le bien-être des personnes. Il est essentiel de considérer les habitants et ses usages afin de prévoir et réaliser un bâtiment. Malheureusement, les calculateurs actuels ne prennent pas en compte ces paramètres et sont trop réducteurs pour permettre la construction de bâtiments économiques et confortables en toute saison. Tous les intervenants s’accordent à dire qu’il convient de prendre en compte d’autres données que la température mesurée et que faire preuve de bon sens est nécessaire en analysant les usages et dans le choix de la réalisation afin de proposer des bâtiments réellement agréables.

 

Confort et domotique dans les constructions neuves

Bien que la conception architecturale et des matériaux soit un pré-requis essentiel pour un bâtiment faiblement consommateur et confortable, la domotique peut contribuer à l’amélioration du bien-être par sa capacité à s’adapter aux saisons et à l’occupation.

Gestion des ombrages

Pour conserver la chaleur en hiver et éviter les surchauffes en été, la domotique actionne les volets et brises soleils afin de s’adapter à la course du soleil et à l’ensoleillement tout en maximisant le confort lumineux. La gestion des ouvrants étant automatique, celle-ci se réalise sans action de la part des occupants assurant ainsi une bonne optimisation thermique tout en permettant à l’usager de verrouiller la fonction si nécessaire.

Ventilation et qualité de l’air

Un bonne ventilation est devenue essentielle dans les bâtiments à haute performance énergétique pour palier à l’étanchéité élevée de ceux-ci. La ventilation s’adapte à l’occupation (programmation horaire, analyse de l’humidité, du taux de CO2…) mais aussi à la saison afin de rafraîchir le logement la nuit en été ou de chauffer le jour en hiver.

Régulation pièce par pièce du chauffage et programmation

La régulation par pièce du chauffage permet d’adapter la température de la pièce à son utilisation et d’adapter l’apport en énergie à la température mesurée (pour les systèmes de chauffage et les habitations à faible inertie). La programmation hebdomadaire permet d’adapter les températures selon les habitudes de vie de la semaine. Il est aussi possible d’aller plus loin en adaptant les consignes de façon dynamique selon la présence ou l’absence de personnes dans le bâtiment.

Suivi des consommations

Une partie non négligeables des consommations est généré par les activités et habitudes de ses occupants. Par la mesure des consommations par poste (chauffage, prises, eau…) et l’affichage de ces consommation, les occupants sont sensibilisés à leur consommation. Cela a un impact pédagogique bénéfique et incite chacun à consommer avec modération.

 

Conclusion

Cette conférence nous a permis de renforcer notre conviction qu’un bâtiment et son installation domotique doit se concevoir pour ses occupants, en prenant en compte leurs usages et habitudes de vie et avec pour objectif l’amélioration au quotidien du bien-être de tous.

 

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